Je m'engage contre le sida avec Durex

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# Posté le vendredi 27 novembre 2009 15:03

Porte à porte

Porte à porte
Que peut donc se cacher derrière une porte fermée ? Ne vous-êtes vous donc jamais arrêté devant l'une de ces mystérieuses barrières en vous posant la question, désireux plus que tout de sortir une clé en métal quelque peu déformée par le temps, mais tout aussi étincelante qu'au premier jour ?
Ou
vrir une porte c'est comme oser regarder à l'intérieur de la bte de Pandore. La curiosité est un vilain défaut parait-il, mais il n'y a guère plus grande satisfaction de de se délecter de la réponse à un mystère.
Lor
sque la vie semble monotone, il y a toujours une porte à ouvrir, un seuil à franchir. Certaines sont d'apparence triviales, petites et taillées dans un bois commun, clair avec quelques nervures, quelques n½uds sombres, appelant à la sagesse si l'on ose s'affranchir de leur désuète apparence. D'autres s'élèvent, fières et droites, portails en ferraille sombre et travaillés, majestueux, grandioses. Leurs serrures sont de taille et de facture variable, tantôt légère et raffinée, tantôt imposante et mystérieuses. Mais derrière chacune d'entre ce porte repose une nouvelle surprise, un nouvel horizon pour l'esprit.
L
e nôtre sera-t-il prêt à faire face à de telles nouveautés ou sombrerons-nous dans une quelconque démence ? Mais vous voulez tout de même pousser la porte pour savoir, quel qu'en soit le prix. Le ferez-vous ? Laisserez-vous votre curiosivous mener à votre perte ou serez-vous suffisamment sain d'esprit pour refuser de courir le risque ? Franchir une porte implique souvent de la refermer, ou de se voir pris au piège. La clé qui l'a ouverte peut ne pas fonctionner dans l'autre sens, peut rester coincée de l'autre côté. Une porte n'est pas un miroir, on ne sait jamais ce qu'il peut s'y trouver.
O
serons-nous la franchir, oserez-vous y aller ? Oser, osez, osons... avant que la porte ne se referme, avant qu'il ne soit trop tard, avant que la clé se brise, que la porte soit condamnée, dévorée par la nature qui l'entoure et bientôt l'engloutira.

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 18:50

Truire...

Truire...
Il part que vivre c'est construire sa vie. Je dois donc être mort. Il part que construire vient tout seul. Je ne dois pas être normal. Il paraît que s'abandonner à l'amour vient de soi-me. Je dois n'avoir rien à donner.

C
'est au milieu de l'é que l'on oublie le plus que l'hiver va venir frapper. Et pourtant, il est aussi indubitable que les feuilles tomberont en automne. On peut toujours imaginer que les choses iront mieux un jour, que l'arbre refleurira. Mais le gel peut détruire les cycles que l'on pensait aller de soi. Alors que la majorité des choses naturelles ½uvrent pour construire à la fois un avenir et un monde serein où la rennité n'est plus remise en cause, il y est des forces destructrices qui n'ont guère le but de construire quoi que ce soit.
Il va de soi pour le commun des mortels de se laisser porter par la vague sans se poser de questions. Mais il est certaines personnes qui ne peuvent s'empêcher de s'arter afin de voir comment la vague s'écoule, et qui ne comprenne pas. Non pas parce qu'elles n'arrivent pas à faire comme les autres, simplement parce que pour elles tout cela n'est pas naturel. Il y a des choses que l'on peut apprendre, mais lorsque c'est l'inné qui fait défaut, comment avancer, comment comprendre ?

Il part qu'un jour tout ira mieux. Il part.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 15:30

Ils se mettent au vert...

Ils se mettent au vert...
La vie est parfois aussi tranchante qu'un fil de rasoir. Comme si le fil de nos pensées n'était qu'un simple tissu de petits filaments entremêlés, il faut parfois qu'elle vienne y immiscer son petit grain de sel aussi acéque les dents d'une scie. C'est lorsque vous croyez vous reposer sur une petite barque dorée que tout se brouille, que le bateau rouille, prend l'eau et coule. Vous pensiez naviguer vers des eaux calmes et finalement, il en est autrement.
Perdre pied face à sa propre existence laisse un goût aigre-amer au fond de la bouche, comme une pièce d'argent trop longtemps sucée. Perdre pied face aux autres, devoir toujours leur jouer une comédie trop longtemps répée pour ne pas les froisser, pour ne pas les perdre et se perdre, c'est comme sentir une lame effilée transpercer son poitrail. C'est à cause de cela que nous payons. Par des larmes de sang qui laissent cette impression d'avoir avalé des litres de fer.
On essaie tous de sortir notre épingle du jeu, mais elle est enfouie sous une tonne d'autres. Comment, alors, comment savoir si celle-ci est la bonne, si elle est la nôtre ou celle d'un autre ? Comment pouvons-nous légitimement juger d'une main de fer de ce qui nous appartient, de ce qui appartient aux autres ? Nous ne sommes rien de plus qu'un fil de cuivre qui conduit le courant que la vie veut bien nous transmettre, que nous osons raccorder à d'autres. Pourtant, il y a des choses bien plus inestimable que tout l'argent du monde que nous pouvons perdre du jour au lendemain...
J
'ai vu grandir des étoiles filantes, comme des feux d'artifice, aux couleurs de soufre, de cuivre, de cobalt, de fer. Mais tous les feux d'artifice doivent exploser un jour. Le plus important est de savoir si nous accepterons de recueillir les fruits de ces explosions ou bien nous laisserons-nous impressionner par les éclats métalliques ?
L
a vie est parfois aussi froide qu'une plaque de marbre, et on s'y brûle en permanence. Mais c'est en s'y échauffant que les fils de tungstène peuvent fournir de la lumière, alors briller serait-il lié à souffrir, encore et encore ?

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 16:49

The Show must go on

Tout est calme, la salle est silencieuse, les lumières sont éteintes, il ne reste que la chaude lumière orangée des veilleuses devant la scène. Le rideau remue sous un délicat courant d'air frais. Mais cette fois-ci, la salle est pleine mais tout se passe dans les coulisses. Là, les acteurs sont tous prêts à jouer leur rôle. Ils le connaissent par coeur, c'est leur propre vie qu'ils vont interpréter. Pourtant le trac ne les quittera pas tant que ce ne sera pas fini.
Le bâton
frappe les trois coups. Violemment. Les mécanismes s'enclenchent. Bruyamment. Le rideau s'écarte, comme une déchirure. Douloureusement. Les spots éclairent la scène d'un halo jaune et rouge sang. Quelque part, quelqu'un crie. L'accouchement de la pièce est terminé, il a tiré le public de sa torpeur. Ils sont tous tournés vers la scène, prêts à bondir, à hurler, à siffler et si le c½ur leur en dit à applaudir.
Une
trappe s'ouvre sur scène, puis d'autres. Lentement. D'autres rouages se mettent à tourner. Difficilement. Le décor monte peu à peu et se pose aux endroits prévus. Machinalement. La lumière est maintenant une douche blanche, blafarde. La scène est à maturité, les dés sont lancés. Les spectateurs se sont remués. Bien entendus, ils critiqueront cette adolescence alors qu'ils en sont les responsables.
Le pre
mier acteur arrive. Silence. Il récite son monologue avec talent. Il connait si bien ce texte, il en est le réalisateur, l'auteur, l'acteur. Il pense autrement, mais il faut que le texte arrive au bout. La suite l'effraie, c'est la première, mais il faut que le spectacle continue. Le public doit être satisfait.
L
es autres acteurs arrivent. Ils se mettent en place, les lumières jouent leurs plus beaux atouts. Celui-ci paraitra malade, celle-là plus belle. Les spectateurs aiment l'illusion, ils aiment se repaître d'effets spéciaux. Ils récitent leurs textes à la perfection. Mais le premier rôle ne l'entend pas de cette oreille, il veut de l'improvisation. Alors il improvise, il s'approche et trouble le jeu, mais se souvient, le spectacle doit continuer. Alors il reprend son rôle. Les spectateurs s'emparent de la pièce, réecrivent les parties qui ne leur plaisent pas.
Deux act
eurs devaient faire un dialogue au fur et à mesure de la pièce. Le jeu était simple, au départ ils évoluent ensemble au centre, puis peu à peu s'éloignent mais se répondent toujours. Le public en a décidé autrement, il va casser ce dialogue pour qu'un des deux reprenne à zéro au milieu de la pièce. Qu'importe, le spectacle continue.
Puis d'aut
res acteurs arrivent. Ils devaient jouer une pièce commune, mais les spectateurs veulent du splendide, ils rompent les liens scéniques, changent les rôles, renversent les situations. Mais le spectacle continue, et notre acteur tient bon son rôle. Il ira jusqu'au bout de la pièce, qu'importe les situations.
Encore
là, un duo devait prendre à mi-chemin puis continuer jusqu'à la fin de la pièce. Mais un des acteurs écorche légèrement le texte et s'éloigne un peu de la récitation par coeur. Tout aurait pu reprendre mais plaise au public, le décor s'ébranle, et s'effondre sur celui qui s'était écarté, pris au piège, prisonnier de la volonté du public. Mais le spectacle doit continuer.
Pourtant,
plaise au public, certains acteurs seront supprimés de la scène. Mais l'acteur central a décidé qu'il poursuivra, quoiqu'il arrive, le spectacle doit continuer. Et le public n'emportera pas la bataille. Car sur le grand théâtre qu'est la vie, la société veut regarder et intervenir. mais nous ne lui donnerons pas satisfaction. Notre texte, notre vie, est plus important que tout ce que l'on peut exiger de nous. Le maquillage, les effets spéciaux, tout les coups sont permis, mais quoiqu'il arrive, le spectacle doit continuer. A n'importe quel prix, le public en doit pas gagner, il doit être sublimé.
Le Spectacle doit continuer...Seul ou accompagné, aimé ou detesté, joyeux ou triste. Rien ne doit transparaître
Le
Spectacle continue...

# Posté le vendredi 12 juin 2009 11:01